La Fondation KARANTA est un organisme d'appui aux politiques d'éducation non formelle. Elle est un organisme public de droit international crée en 1999 à Ouagadougou(Burkina Faso) par les ministres de l'éducation des États membres fondateurs(Burkina Faso, Mali, Sénégal) avec l'appui du CRDI. La convention de création de la fondation a été signée en 2000 à Dakar au Sénégal. KARANTA regroupe quatre (4) pays sahéliens d'Afrique, à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal, et reste ouverte à d'autres pays africains. Le siège de la Fondation KARANTA est au Mali et, placé sous l'autorité d'un administrateur général de la Fondation. Dans les pays membres la Fondation KARANTA est placée sous la tutelle des ministres ayant en charge l'éducation non formelle.
Assister les pays dans la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de politiques adéquates d’éducation non formelle ;
Mobiliser les ressources destinées à appuyer les initiatives de développement quantitatif et qualitatif de l’éducation non formelle et la formation en Afrique subsaharienne ;
Appuyer les projets d’éducation de base non formelle et de formation présentés par les États ;
Identifier, capitaliser et vulgariser les expériences concluantes en vue de leur extension…;
Aider les acteurs impliqués dans les projets d’éducation non formelle à se mettre en réseau pour éviter la dispersion des efforts.
La fondation est financée par les contributions des États membres, des partenaires financiers et autres apports provenant de levée des fonds privés nationaux, du mécénat et de l'usufruit.
Le conseil de la Fondation
L'administration générale
Les CNAT ( Comité Nationaux d'Appui Technique)
Objectifs généraux
La Fondation KARANTA a dans ses pays membres des institutions partenaires que sont les centres nationaux des ressources en éducation non formelle;
BURKINA FASO : Direction de l'Institut National de l'Alphabétisation (INA) BP 1179 Ouagadougou 01 Burkina Faso, Tel : (226)36 15 55, Fax : (226) 36 07 97
MALI : Centre National des Ressources en Education Non Formelle (CNR-ENF), Bamako (Mali), Tel : (223)223 45 39, Fax : (223)223 45 39
NIGER : Direction de l'Alphabétisation et de la Formation des Adultes (DAFA), BP 525 Niamey (Niger), Tel : (227)72 21 37, Fax : (227)72 21 37
SENEGAL : Direction de l'Alphabétisation et de l'Education de Base (DAEB), BP 15743 Dakar (Sénégal) Tel : (221)824 55 80, Fax : (221)824 55 80
Elle collabore également avec toutes autres institutions, associations et organisations non gouvernementales nationales travaillant dans les champs de ses objectifs et compétences.
CRDI (le Centre Canadien de Recherche pour le Développement International) est le premier partenaire financier et technique de la Fondation de sa création en 1999 à nos jours, à ce titre le CRDI demeure le partenaire privilégié et stratégique de la Fondation.
UNESCO, UNICEF, PNUD, Coopérations Suisse, Néerlandaise, Française, Canadienne, UEMOA, CEA, CCEB, CONFEMEN, ADEA, BAD, Banque Mondiale…
Dictionnaires plurilingues africains PROJET DE DICTIONNAIRE (DICO+)
FRANÇAIS – MANDEN /FULFULDE-PULAAR
Démarrage du projet de réalisation du dictionnaire plurilingue africain Français-manden-fulfuldé/pulaar selon le schéma adopté à la réunion sous régionale de janvier 2002, réunion qui s’est tenue dans les locaux de Karanta à Bamako au Mali. L’objectif essentiel poursuivi ici, est de doter les pays d’un ouvrage de référence sur les langues cibles, ouvrage qui soit capable de favoriser leur utilisation dans toutes les sphères de leur emploi : vocabulaire de base pour le cycle fondamental, les CED, les CAF, vocabulaire de base des arts et métiers, vocabulaire de base pour l’apprentissage du français fondamental.
Ce projet majeur « Dictionnaires plurilingues africains » a vu le jour avec la coopération de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie et regroupe le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. La Fondation assure la coordination régionale de ce projet tant attendu par les pays impliqués.
D’importantes études linguistiques ont été faites sur le manden/dioula et le Fulfuldé/Pulaar. De nombreux documents d’alphabétisation et de post-alphabétisation rédigés en manden/dioula et en Fulfuldé/Pulaar sont également disponibles.
Toutefois, il n’existe pas de dictionnaire manden/dioula-français/ français-manden/dioula d’une part et français- Fulfuldé/Pulaar ; Fulfuldé/Pulaar-français d’autre part. Les seuls documents lexicographiques existants sont des Lexiques de base et des lexiques thématiques. Ces lexiques sont généralement inaccessibles à tout point de vue, ils sont introuvables, la transcription orthographique n’est parfois pas conforme aux règles définies en la matière, les graphies sont parfois illisibles, il y’a manque de nombreux mots usuels, il y a peu ou pas d’informations grammaticale. Ils sont unidirectionnels manden/dioula – français, Fulfuldé/Pulaar –français, ce qui ne facilite pas l’apprentissage du manden/dioula, du Fulfuldé/Pulaar, ni celui du français concomitamment.
Le projet de réalisation d’un dictionnaire bilingue français-manden/dioula/ Fulfuldé/Pulaar poursuit les objectifs suivants :
- la confection d’un dictionnaire trilingue français-manden/dioula/ Fulfuldé/Pulaar ;
- la révision et réactualisation de l’orthographe des lexiques existant en réalisant un document de référence fiable, accessible et pouvant servir de bon complément aux documents de post-alphabétisation ;
- l'enregistrement du maximum de mots usuels et des néologismes consacrés dans des domaines tels que : l’alphabétisation, le cycle primaire, les Arts et métiers, le code de la route, etc.;
- donner des points de grammaire qui puissent faciliter la connaissance et la traduction des langues manden/dioula, Fulfuldé/Pulaar et français. Le néoalphabète manden/dioulaphone et Fulfuldé/Pulaarophone devraient y trouver le moyen de réinvestir les acquis de l’alphabétisation pour élargir leurs connaissances et accéder à une langue internationale, le français qui se trouve être la langue officielle du Mali.
- Préambule : constitution de l’équipe, enquête, objectifs visés ;
- Introduction ;
- Règles de transcription orthographique ;
- Protocole de rédaction ;
- Abréviations
Entrées : transcription orthographique + (phonie) + catégorie grammaticale + sens (emploi 1 et emploi 2). L’entrée sera accompagnée de ses variantes.
Le nombre d’entrées visé est de 10 000 mots/langue ciblée.
- Préparation des fiches du questionnaire d’enquête ;
- Elaboration d’une méthode d’enquête ;
- Recueil de données lexicales ;
- Rédaction des fiches contextes
- Constitution d’un fichier lexical ;
- Contrôle de fichier ;
- Vérification ultime du fichier en vue de compléter le corpus ;
- Rédaction du dictionnaire par ordre alphabétique : de la lettre A à la lettre Z ;
- Saisie (ordinateur : traitement informatique) ;
-Relecture, corrections, mise en forme et impression finale.
Composantes du vocabulaire
Le dictionnaire est constitué de 3 composantes essentielles :
- le vocabulaire général de la vie quotidienne,
- le vocabulaire de l’ enseignement primaire (grammaire, mathématiques, sciences de l’ observation, histoire, géographie etc.),
- le vocabulaire des arts et métiers (forge et ferronnerie, confection, mécanique, menuiserie, commerce et comptabilité simplifiée etc.).
Au regard de ces 3 composantes du vocabulaire, 3 phases seront observées dans l’exécution du projet :
Phase 1 : rédaction de fiches sur le vocabulaire général comprenant :
la recherche documentaire avec d’ une part la sélection de données du français, et d’ autre part, l’ ensemble du matériel lexical existant en manden/dioula, Fulfuldé/Pulaar
( lexiques et documents traduits),
la confection des fiches par les chercheurs et leurs aides.
Phase 2 : rédaction de fiches sur le vocabulaire général de la vie quotidienne et de l’ enseignement primaire comprenant :
la sélection des données en français,
la confection des fiches par les chercheurs et leurs aides.
Phase 3 : rédaction de fiches sur le vocabulaire de l’alphabétisation, des arts et métiers, du code de la route comprenant :
les enquêtes de terrain pour le recueil du vocabulaire et leur transcription, la confection de fiches à partir de ces données par les chercheurs et leurs aides.